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Jardiner ses possibles

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Actualités

Affiche semaine ultime et week end

Semaine ultime et week end OASIS

La dernière semaine du mois d'aout sera une semaine autogérée du 29 au 5 septembre et elle sera suivie du week end des oasis du possible dont vous pouvez retrouver le programme sur ce site
 vendredi 28 août 2020

Activités / dates

Histoire de l'Espace

Il y a de multiples façons de raconter les débuts de l’Espace. Et d’Yves

Donnars. Un père médecin psychosomaticien, pionnier des médecines

douces et des techniques psychosomatiques. Un entourage de

personnes investies dans des démarches philosophiques, médicales,

psychanalytiques, scientifi que, sociales, artistiques… Voilà pour

nourrir et affi ner la curiosité de l’enfant et de l’adolescent. Et puis

au milieu des années soixante-dix, Yves rencontre la psychologie

humaniste à travers le premier congrès de l’Association internationale

de psychologie humaniste à Paris Dauphine, mais également à

l’université d’été Ordiss, à Arundel en Angleterre. Il découvre « un art

de vivre » établie sur une toute nouvelle façon pluridisciplinaire et

expérientielle de transmettre, avec des ateliers où il s’agit s’impliquer

de s’entraîner, puis de comprendre au lieu de faire l’inverse.

Mais c’est au Canada qu’il puise cette sensation du « possible ».

A travers l’expérience des grands espaces au sens propre et au fi guré, à

travers l’Amérique du nord qui valorise l’innovation et fait confi ance aux

personnes qui se lancent, qui propose les moyens d’entreprendre. C’est

aussi dans ce pays qu’Yves Donnars, psychosociologue, se forme à la

gestalt, à l’analyse bioénergétique et à l’analyse transactionnelle. Il réunit

des amis dans la mouvance des « groupes de croissance et du mouvement

du potentiel humain » dans le but de créer des vacances expérimentales. Il

est infl uencé par Max Pages avec lequel il fait un DEA de psychosociologie,

rencontre la dynamique de groupe de Kurt Lewin, l’analyse institutionnelle

avec Guatary et un contrôle analytique avec Jacque Gagey.

Carole Burau, Jerome Liss, Jacques Salzer, Jacqueline Barbin, Michel

Lobrot et bien d’autres ont été les premières personnes à marquer et

à inventer l’Espace.

Au début l’idée est de trouver un lieu en région parisienne. Puis,

faute de moyens fi nanciers, elle évolue vers un vaste terrain familial

à Meschers - sur lequel il y avait déjà un projet de camping de

2000 personnes et qui bifurque donc vers un projet beaucoup plus

amusant ! On pourrait le résumer ainsi : un lieu de vacances, de vie

et de partage avec un moteur le désir d’exploration.

Quelle était cette exploration? Sur la ligne d’anthropologues comme

les Mead, on pouvait penser que la nature humaine est malléable. On

pouvait argumenter que les sciences humaines ayant réalisés de grands

progrès ceux-ci devaient s’appliquer concrètement au mieux vivre. L’idée

force était que chaque homme - et pas seulement une élite - a besoin

de s’éduquer tout au long de son existence, apprendre à mieux habiter

son corps, développer sa capacité à créer du lien, à gérer ses émotions,

ses pensées, être capable de réaliser des projets pertinents. Comment ?

En stimulant l’envie d’explorer. Comment à nouveau ? Par la mise en

pratique, par le corps – la praxis - véritable bouleversement dans une

société très axée sur la théorie. L’Espace était le lieu par excellence de

cette pratique. On pouvait y découvrir gestalt, analyse bioénergétique,

sophrologie, rebirth, focusing, analyse systémique, sociodrame, théâtre

impro, ateliers d’écritures, analyse transactionnelle, éveil par la méditation

et bien d’autre encore… Toutes ces techniques avaient en commun de

chercher une troisième voie à la psychanalyse et au comportementalisme.

Aujourd’hui on qualifi erait la démarche de cognitive.

 

C’était aussi une forme de réorganisation par rapport à « la contre culture »

qui avait touché l’ensemble du monde occidental. Illustré en France

par mai 68, ce mouvement avait certes représenté un grand espoir de

changement de la société mais était demeuré aveugle à la nécessaire

remise en question intérieure de chaque individu. La démarche, un brin

utopique c’est vrai, était : « un autre monde est possible » peut être,

mais petit à petit, en commençant par soi même et dans son proche

environnement. « Small is beauty full », « just do it », disait Thery Rubin.

Cet espoir, avec ses techniques de « travail sur soi », s’est peu à peu

répandu, notamment à la fac de Vincennes, et des articles dans la

presse ont commencé à en parler. Il drainait, y compris à l’Espace,

des gens qui rêvaient d’une société plus chaleureuse, d’un monde où

l’imagination serait active. N’oublions pas que le mur de Berlin était

toujours debout et que les plus grands dégâts du libéralisme étaient

encore à venir. Dans cette ouverture, des îlots de réfl exion projetaient

même de pouvoir lier épanouissement personnel et productivité de

l’entreprise. L’idée en tout cas, faisait son chemin jusqu’au sein des

DRH de multinationales comme Shell ou IBM ou à la chambre de

commerce de Paris. On était dans un mouvement porteur de fraternité

et de sororité, un creuset où les gens s’essayaient. On était aussi dans

une vaste illusion de toute puissance : celle que les transformations,

tant individuelles que collectives, iraient vite, qu’elles se feraient

quasi automatiquement. Bref le grand soir !

 

Dans le milieu des années 80, la tendance s’est accentuée vers

davantage de thérapeutique et de technicisme et le marché du

« développement personnel » a progressé, avec ses richesses et ses

limites. A l‘Espace on avait la possibilité – et la chance - de suivre

l’évolution de chacun et des techniques d’une année sur l’autre. On

s’est vite aperçu que la décharge émotionnelle était tout aussi effi cace

si elle se passait à minima et contre performante si elle n’était pas

dosée – Trop forte la personne sortait de sa zone de résilience et,

inhibée par la peur, elle risquait de renforcer ses blocages. On a vu

que la démarche d’épanouissement prenait du temps et passait par

l’acceptation des diffi cultés ordinaires. « Je ne suis pas l’enfant idéal de

parents idéaux. » C’est toute la différence entre le moi idéal irréaliste et

l’idéal du moi qui tient compte de la réalité.

C’est ainsi qu’on a appris à relativiser. La période des vacances

stimule le jeu mais attention au « comme si » qui nous amène à nous-

« prendre pour quelqu’un d’autre »- expression de nos amis québécois !

On est revenu de la toute puissance – de ce « temps ivre de positivité »

dirait l’écrivain Pascal Bruckner. On a admis que la progression d’une

personne est longue, qu’elle demande beaucoup de travail, qu’elle

n’est pas linéaire : il y a des avancées, des périodes de deuil, des

reculs, des périodes de chaos à traverser. Enfi n le principe de réalité

avait droit de citer face au principe de plaisir omniprésent. Sans

perdre l’ouverture à l’enchantement et le droit à la petite folie.

 

Vint le temps du New Age, avec certes des éléments positifs

d’enchantement – qui résistent à la magie des bougies ! – et l’envie

compréhensible, dans un univers de stress, de s’offrir une dérive du

côté de l’éthéré, du nuageux. La pensée molle. Tout est dans tout

et réciproquement… A l’Espace on est resté plutôt réservé. Ainsi il

n’y a jamais eu d’atelier d’astrologie référencé sur la plaquette, les

tarots n’ont jamais servi que de supports de projection mais pas de

divination - dans un premier temps le prédictif réduit le stress ; dans

un deuxième, il peut amoindrir les capacités de réponse personnelle.

Quant à la thérapie, c’est une dimension qui a toujours existé et existe

de façon sous-jacente. Mais on ne vient pas la faire à l’Espace.

A la différence des marchands de bonheur, il est clairement dit – y

compris dans la Charte - qu’on ne règle pas en une semaine ou deux

des problèmes de fond, couple, professionnel ou autre. On rappelle

d’ailleurs le risque pour certaines personnes à alimenter leurs

résistances dans la pratique du développement personnel. Une

échappatoire qui leur évite la confrontation à une thérapie sérieuse et

bénéfi que. Pas de séance de rebirth à l’Espace, ni d’hypnose lourde

donc – on utilisera les suggestions pour ouvrir l’imaginaire mais on ne

fera pas de travail sur les phobies. Répétons-le : on est plus dans le

présent et l’avenir que dans le passé.

 

Une autre grande étape devait marquer l’identité de l’Espace, celle des

grands moments festifs. Ceux qui ont vu la « Carmen espacienne », et les

UHT ne l’oublieront jamais ! Cette belle tradition des fêtes – qui mobilise

l’intelligence, le savoir-faire et la créativité de chacun et qui illustre à

merveille la force d’une dynamique de groupe bien orchestrée – se

perpétue mais elle est moins dévoreuse de temps. Est restée de cette

période une étonnante effi cacité ( la meilleure illustration en est sans

doute la plonge sous la houlette de Dédé) qui a fait dire à un ami sabra

que l’Espace avait des ressemblance avec les kibboutz d’autrefois !

Evolution donc du lieu qui est devenu une pépinière de projets…

individuels. Il est beaucoup plus polyphonique que dans le passé : il

contient lui-même de multiples espaces et chacun peut créer le sien.

 

Enfin la tendance forte est maintenant vacancière, éducative et

intégrative passant le plus souvent par les médiations artistique,

sensible, relationnelles, ludiques – le théâtre, l’écriture, la peinture…-

le « remaniement créatif » qui à la fois donne la distance et délivre.

Que ce soit la page, la terre, la toile, la scène, je peux dire ce que

je veux : le passage par l’objet artistique me protège et protège les

autres. La culture thérapeutique sous jacente existe parmi d’autres

référentiels, de toute évidence mais elle est. Nous sommes dans le

domaine de l’épanouissement.

> Les créatifs culturels

Un quart environ des citoyens américains seraient sympathisants

d’un système de valeurs et de comportement innovant, ouvert à la

solidarité, à l’écologie, aux valeurs féminines et à l’éveil intérieur.

Et le même phénomène serait en train de se passer de ce côté-ci de

l’Atlantique. Catégoriquement niés par les politiques et les médias,

ces créateurs de nouvelles cultures constitueraient le départ d’une

culture post-moderne. Valeur n°1 : vivre sa vie comme un engagement

responsable et cohérent vis-à-vis de soi-même, vis-à-vis des autres et

vis-à-vis de la biosphère. Leurs mots-clés sont : congruence, interaction,

énergie. Ils sont les héritiers des mouvements apparus dans les années

60 : féministes, pacifi stes, écologistes, alter-consommateurs … Leur

faiblesse (majeure) : il leur manque la conscience d’eux-mêmes en tant

que groupe.

Une grande partie des membres de notre association, rentrerait sans

le savoir dans cette catégorie plutôt sympathique non ?